mercredi, 18 novembre 2009
Un festival qui va plaire aux filles!
Aujourd’hui, premier jour du festival LES HOMMES-OBJETS organisé en partenariat avec le Cinéma Grand Action dans le Vème Arrondissement de Paris.
Joli programme en perspective :

Mercredi 18 novembre 2009 : L’IMPOSSIBLE M. BÉBÉ
1938, de Howard Hawks, avec Cary Grant et Katharine Hepburn.
Séances à 14h, 16h, 18h, 20h et 22h.
David Huxley, un paléontologue, est fi ancé à sa secrétaire Alice. Susan, rencontrée lors d’une partie de golf, est également sensible au charme félin de David. Hélas, M. Bébé ne quitte pas la jeune femme d’une semelle. Enfin, d’une patte, car M. Bébé est un léopard…

Jeudi 19 novembre 2009 : L’ÉQUIPÉE SAUVAGE
1953, László Benedek avec Mary Murphy et Marlon Brando.
Séances à 14h, 15h45, 17h15, 19h, 20h45 et 22h15.
Les Rebelles noirs, une quarantaine d’adolescents casques et bottes, revêtus de blousons de cuir marqués d’une tête de mort, prennent la route sur leurs motos. Ils assistent à une course de motos, envahissent la piste et volent un prix. Ils disparaissent jusqu’à la petite ville voisine qu’ils vont occuper peu à peu jusqu’à la mettre complètement à sac.

Vendredi 20 novembre 2009 : BOULEVARD DU CRÉPUSCULE
1950, de Billy Wilder, avec William Holden, Joe Gillis et Gloria Swanson.
VO sous-titrée. Séances à 14h, 16h, 18h, et 20h.
Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Berverly Hills en compagnie de Max von Meyerling, son majordome qui fut aussi son metteur en scène et mari. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler au scénario du fi lm qui marquera son retour à l’écran, Salomé.
Soirée-projection-débat autour d’un cocktail à 20h en présence de Laurent Jullier et Jean-Marc Leveratto, auteurs de Les Hommes-objets au cinéma, paru aux Éditions Armand Colin

Samedi 21 novembre 2009 : LES PROMESSES DE L’OMBRE
2007, de David Cronenberg, avec Naomi Watts, Viggo Mortensen, Armin Mueller-Stahl et Vincent Cassel.
VO sous-titrée. Séances à 16h, 18h, 20h et 22h.
Bouleversée par la mort d’une jeune fille qu’elle aidait à accoucher, Anna tente de retrouver la famille du nouveau-né en s’aidant du journal intime de la disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l’ouvrage qu’elle tente de faire décrypter,
la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable chef de gang et que le document qu’elle possède va lui attirer de sérieux problèmes…

Dimanche 22 novembre 2009 : UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR
1951, d’Elia Kazan avec Marlon Brando, Vivien Leigh et Kim Hunter.
VO sous-titrée. Séances à 14h, 16h30, 19h et 21h30.
Après une longue séparation, Blanche Dubois vient rejoindre sa soeur, Stella, à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley, ouvrier d’origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n’apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-sœur

Lundi 23 novembre 2009 : ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE
1994, Neil Jordan avec Tom Cruise, Brad Pitt et Christine Dunst.
VO sous-titrée. Séances à 14h, 16h30, 19h et 21h30.
San Francisco dans les années 90. Un jeune journaliste, Malloy, s’entretient dans une chambre avec un homme élégant, à l’allure aristocratique et au visage blafard, Louis, qui lui fait de bien étranges confi dences. Malloy, subjugué par la séduction de son interlocuteur lui demande, à l’aube, de le faire pénétrer dans son monde, celui des vampires.

Mardi 24 novembre 2009 : SHAFT, LES NUITS ROUGE DE HARLEM
1971, de Gordon Parks avec Richard Roundtree, Moses Gunn et Charles Cioffi .
VO sous-titrée. Séances à 14h, 16h, 18h, 20h et 22h.
John Shaft, détective noir-américain, opère à Harlem. Il est implacable et téméraire.
Il marche seul et ne fait confi ance à personne.Il est engagé par un des gros bonnets de la drogue dont la fi lle a été enlevée. Mais cet enlèvement n’est qu’un des épisodes que se livrent les deux mafi as, la blanche et la noire.
Ce festival est organisé à l’occasion de la parution de l’ouvrage Les Hommes-objets au Cinéma de Laurent Jullier et Jean-Marc Leveratto aux Éditions Armand Colin.
www.legrandaction.com
Pour plus d’informations, je vous invite vivement à cliquer sur ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=5glnw-1DtjA

www.legrandaction.com
5, rue des Ecoles
75 005 Paris
01 43 54 47 62
11:05 Ecrit par Nadja dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : films, hommes, action, livres
mercredi, 11 novembre 2009
Grand prix littéraire du web

10 novembre 2009, 19 heures. En empruntant le passage des Panoramas, je me suis rendue compte à quel point Paris pouvait surprendre et regorger de petits coins tout à fait insolites. Vous êtes-vous déja baladé dans cet endroit chargé d'histoire? Des boutiques figées dans un temps qui n'est pas le notre, des cafés déserts... Cependant, un amas de fumeurs se tenait devant le numéro 12. Je poussai la porte. Mal à l'aise, ne sachant trop quoi faire, je me dirigeai vers le buffet et je me servis un verre. Puis, pour me donner une contenance, je fis mine de regarder les brochures sur les tables, quand mon regard s'arrêta sur un livre qui me plut. Il s'agissait de L'homme de cinq heures de Gilles Heuré. J'attendais avec impatience la première remise du prix littéraire du Web animée par David Abiker. Quand celui-ci prit le micro, je me tenais un peu plus loin, près de la porte d'entrée. Il proposa aux invités de choisir chacun un des livres posés sur les tables. Ce fut mon drame. J'étais trop loin pour m'emparer du roman de Gilles Heuré. Quand je suis arrivée sur le lieu du crime, le roman avait disparu. Je me mis à regarder discrètement entre les mains des convives ce qu'ils avaient choisi et je vis l'objet de mon attention entre les mains d'une pétasse à frange qui s'était permise de prendre deux livres! Je dus me rabattre sur un autre livre, non moins intéressant sans doute. C'est le livre de Pascal Janovjak, L'Invisible. Je ne manquerai pas d'en faire la chronique dans une prochaine note. Le suspens ayant assez duré, je vous livre les résultats de cette première remise du prix littéraire du web.
Les nominés dans la catégorie "Romans français" étaient: Le grand exil de Franck Pavloff, La perrita d’Isabelle Condou, Conquistadors d’Eric Vuillard, Enclave de Philippe Carrese... and the winner is... (roulement de tambour) Isabelle Condou pour son roman La perrita!
Les nominés dans la catégorie "Romans étrangers" étaient: Les aubes écarlates de Léonara Miano, La clé de l’abime de José Carlos Somoza, Le livre des choses perdues de John Conolly, Histoire de mes assassins de Tarun J. Tejpal (chronique I / chronique II). Le gagnant est John Conolly, qui n'a malheureusement pas pu venir, mais qui a été présenté par son éditeur (Edition de l'Archipel). Pour la petite anecdote, l'éditeur avait dit avant la publication du roman, que si ce livre ne marchait pas, il se reconvertirait en jardinier à la campagne.
Dans la dernière catégorie, but not the least "Premiers romans", les nominés étaient: L’éclat du diamant de John Marcus, L’invisible de Pascal Janoviak, L’homme de cinq heures de Gilles Heuré, La peine du menuisier de Marie Le Gall (chronique I / chronique II), Le livre des nuages de Chloe Aridis. Le gagnant est Gilles Heuré (imaginez mon désarroi...)!
Une dernière récompense, le Prix spécial du jury, a été decernée à Eric Vuillard pour Conquistadors.
12:03 Ecrit par Nadja dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 14 septembre 2009
Voilà un petit objet qui s'avale en quelques heures!
J'ai décidé de m'associer grâce à ce blog à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des sites de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.
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Le Retour de l’Auteur
Vincent Ravalec
Souvenez-vous, c’était en août 1995… Vincent Ravalec publiait L’auteur aux Editions Le Dilettante. Il nomme tout, il situe tout, tout ce qu’il faut savoir sur l’entrée d’un écrivain dans le milieu littéraire, tout, dans les moindres détails, son match de football avec Poivre d’Arvor, sa cuite chez Castel après avoir reçu le prix de Flore, ses passages lamentables à la télévision et le tout dans un style hilarant, simple, fluide mais aussi déconstruit ! Le meilleur dans tout cela, c’est qu’il remet le couvert cette année avec une réédition complétée.
« Ecrire était une chose merveilleuse, un moment magique, une grâce tombée du ciel. »
L’histoire commence normalement. L’auteur nous fait part de ses réactions au moment de sa première publication, puis d’un match de foot entre écrivains et journalistes auquel il a participé par piston, alors qu’il n’est pas sportif pour un sou. Il se rend à un festival à Dunkerque auquel il est convié et où il s’imagine déjà être accueilli en grande pompe par la télévision, dormant dans un grand Hôtel du nord, au lieu de cela, non seulement la télévision était absente ce jour là, mais le grand hôtel n’est autre que la… maison de retraite du village de Coudekerque-Branche. Le seul coté positif, qui n’en est peut-être même pas un est sa rencontre avec une écrivain qu’il surnommera dans tout son roman « Michel Field », parce qu’elle n’avait que ce nom là à la bouche. De fil en aiguille, Vincent Ravalec nous fait part, toujours avec un très grand humour, des différentes expériences qu’il a vécues, notamment être contraint de se déguiser en Winnie l’Ourson tout en déclamant une tragédie antique. Ou encore, mais bien plus tard, son intégration à une société secrète littéraire qui a tout de l’escroquerie d’une secte, dirigée par Frère Gris avec sœur Rita et Sœur Violette. Dans la seconde partie du livre, l’auteur nous fait basculer dans un univers quasiment merveilleux qui n’a plus rien à voir avec l’aspect matériel du début du roman. Cela dit, c’est dans cette seconde partie, qui a été écrite en 2009 que Vincent Ravalec évoque certains sujets d’actualité touchant au monde de l’édition, comme la création du e-book.
Vincent Racalec est l’auteur d’une vingtaine de romans et de nouvelles. Le retour de l’Auteur est la réédition de son premier essai. Celui-ci est à caractère autobiographique, certains faits paraissent très improbables, mais le doute est là. Il est possible tout de même que l’écrivain ait vécu toutes ces péripéties. Voilà un petit objet qui s’avale en quelques heures !
« L’écriture avait boosté mon imaginaire, arrivant à me faire distinguer, dans la grisaille urbaine et le monde de tarés dans lequel je vivais, beauté et fantaisie à chaque coin de rue. »
Vincent Ravalec
Le Retour de l’Auteur
Le Dilettante
Juin 2009.
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16:27 Ecrit par Nadja dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 24 juin 2009
Les Liaisons dangereuses et ses adapations cinématographiques
Bonjour à tous!
Vous connaissez bien sur le sulfureux roman de Choderlos de laclos, Les liaisons Dangereuses. Savez-vous que ce chef d'oeuvre à faire couler beaucoup d'encre et défiler beaucoup de pellicule?
J'ai recensé sept adaptations cinématographiques et deux adaptations télévisuelles. Mais les adaptations cinématographiques m'intéressent davantage. Pouvez-vous, chers lecteurs, me dire quelles sont vos préférés et pourquoi? Votre avis m'intéresse fortement.
Je vous remercie!
Les Liaisons Dangereuses, 1960 réalisé par Roger Vadim en 1959 avec Jeanne Moreau, Gérard Philippe, Annette Vadim et Jean-louis Trintignant.

Une femme fidèle, réalisé par Roger Vadim en 1976.

Dangerous Liaisons, réalisé par stephen Frears en 1989, avec Glenn Close, John Malkovitch, Michèle Pfeiffer et Uma Thurman.

Valmont, réalisé par Milos Forman en 1989 avec Colin Firth, Annette Bening et Meg Tilly.

Cruel Intentions, réalisé par Roger Kumble en 1999, avec Sarah Michelle Gellar, Reese Witherspoon et Ryan Philippe.

A noter: Deux adaptations asiatiques. Il s'agit de Untold Scandal, réalisé par E J-yong en 2003 et transposé dans le contexte historique sud-coréen, avec notamment Bae Yong-jun et Lee Mi-suk ; et de Kiken na Kankei qui est une adaptation japonaise de Toshiya Fujita et Kanito Shindo.
12:15 Ecrit par Nadja dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 09 mai 2009
Un dimanche au Touquet
Nous avons pris la rue Saint Jean. La rue principale du Touquet Paris Plage. Il y avait beaucoup de monde dans cette rue ce dimanche là. C'était juste après le marché, le stand de bric et de brac. Dans la rue Saint Jean, étroite, cernée d'immeubles anglosaxons, tout le monde s'arrête pour prendre une crèpe ou une gauffre. Les "Tiens, tu ne t'arrêterais pas ici pour prendre un petit truc à grignoter" fusent. Le vent était glacé ce jour là.
Quelle importance! Nos glaces à la main, nous sommes descendus sur la plage tous ensemble. Cela faisait si longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés ainsi. Les immeubles blocos jonglaient avec d'adorables maisons, nous faisaient front sur l'esplanade.

Je suis passée devant le bar Heineken qui longe la plage, sans y prêter la moindre attention. Ce n'est que plus tard que j'y ai repensé, comme on pense à un dock désafecté. De quoi pouvait-il bien vivre ce bar? Il n'y avait pas un chat à l'intérieur.
Un dimanche au Touquet me ramène dans les années quatre-vingt-dix. Cette ville est comme figée, aussi rétro que la fête foraine. Cette ville est une fête foraine dont les couleurs passées nous agressent et nous enchantent.
Mais ce ne sont pas mes souvenirs.
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo nadjabreton.
12:11 Ecrit par Nadja dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note