dimanche, 31 août 2008
insolite de la semaine
PLAQUE COMMEMORATIVE

"Si traditionnellement, c'est l'évenement qui fait la plaque commémorative, on voit de plus en plus de plaques commémoratives
vides d'évènement ou presque dans les rues de Paris. De plus en plus, la plaque est installée pour faire l'évènement, comme un dernier recours, un désir d'histoire.
Elle traduit en réalité le désir d'un élu de faire l'histoire, de graver son mandat dans la pierre au sens propre. Les plaques commémoratives nouvelles sont des listes de noms, si bien que l'évenement salué par la plaque est noyé par l'évènement crée par le dévoilement de la plaque.
Ma plaque commémorative remet à sa place l'objet même de pierre gravée. Le passant ne contemple plus l'acte de dévoilement d'une plaque (par un quelconque ministre ou maire ou président), il contemple la plaque commémorative.
Plus qu'une inscription humoristique dans le paysage urbain, elle est une tentative de revalorisation de l'objet porteur de message."
11:27 Ecrit par Nadja dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 27 août 2008
Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus
Le plus dur à cette période de l'année est de garer sa voiture. O joie! La rentrée! Goutons au plaisir de celle-ci, boulevard de Bonne Nouvelle dans le Xème arrondissement de Paris!
Mais une fois qu'on a trouvé une place, les billets dans la poche, on s'insère dans le troupeau de nos futurs voisins de chaise au 38 sur le boulevard. on sait déja que les deux heures qui vont suivre seront les meilleures de la semaine (au moins!).
C'est mon petit ami qui a eu l'initiative de prendre les billets. Moi, j'ai lu la moitié du livre de John Gray, comme à peu près une femme sur trois sur cette terre. Et comme une femme sur quatre, je le laisse prendre la poussière sur ma table de chevet!
Dans la salle: 70% de femmes. J'étais bien jeune par rapport à la moyenne d'âge, mais je me sentais malgré tout très concernée par le sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette pièce, bien qu'elle fasse très largement parler d'elle, il s'agit d'une pièce sur les couples, sur les différences entre les hommes et les femmes.
Je me sens fière. J'ai la chance d'avoir un copain comme le mien. C'est pas anodin, quand même, une pièce de théâtre sur les couples. "Couple", quel mot ignoble, qui traduit toute la monotonie de l'engagement! Je ne suis pas hostile à tout cela, bien au contraire, mais je me sens très éloignée de ce monde là, le monde des bagues aux doigts! (Je me ronge les ongles de toute façon).
Trève de digression! Après tout, il ne s'agit pas d'une pensée, mais d'une critique de pièce de théatre (one man show), il me faut donc plus de rigueur!
Seul sur scène, Paul Dewandre anime un cours de 1h40 sur les rapports entre les hommes et les femmes. Je me suis reconnue, il s'est reconnu, ainsi que les centaines de spectateurs. Qui rit, consent. Tout le monde a donc consenti. J'en ai même eu mal au ventre d'avoir consenti. C'est bien, ça fait travailler les abdominos. ON peut donc dire que la pièce fait faire du sport. D'autant plus, qu'elle a l'ultime objectif de réconcilier les vénusiennes et les martiens. Si vous venez en "couple", il se pourrait bien que la soirée finisse sportivement, dans la joie et la bonne humeur!
Paul Dewandre fait participer toute la salle par des jeux de questions-réponses. "Qui a lu le livre de John Gray? (toutes les femmes lèvent alors la main)... ce fameux livre qui prend la poussière sur la table de chevet de madame, car monsieur ne cesse de retarder le moment de le lire" (rires)
"Messieurs, ne vous inquiétez pas, nous parlerons de ce qui vous intéresse... (quoi donc?), mais à la fin du spectacle, pour être sûr que vous restiez jusqu'à la fin!"
Bref, un bon moment à passer, qui vaut bien la peine de payer trente euros! Mais dépéchez-vous, il ne vous reste que quelques jours... dernière représentation: le 30 août!
A bon entendeur, Salut!
Article de France-Info:
"En une année, Paul Dewandre est devenu incontournable pour les couples à problèmes. Cet ancien entrepreneur belge a eu la bonne idée d’adapter pour la scène le best-sellers de John Gray, " les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus". Un vrai faux one man show qui tente d’explorer un domaine aussi mystérieux que les statues de l’île de Pâques, la vie à deux. Un triomphe qui se prolongera cet automne avec une tournée dans toute la France de 150 dates".
Propos de Jean-Mathieu Pernin, journaliste à France-Bleu.
19:05 Ecrit par Nadja dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, homme, femme, rire
dimanche, 24 août 2008
Insolite de la semaine

Je viens de découvrir le peuple indien, appelé Jivaros. Ce sont des réducteurs de têtes. (http://www.dinosoria.com/jivaros.htm)
Trois têtes humaines réduites par les Jivaros, des instruments de torture ou une vache à deux têtes, sont quelques-unes des curiosités exposées dans un nouveau musée qui a ouvert à Londres cette semaine.
Le musée privé "Ripley's Believe it or not" (Incroyable mais vrai), inspiré des collections de l'explorateur américain Robert LeRoy Ripley (1890-1949), s'est établi à Picadilly Circus, haut lieu touristique de la capitale londonienne.
Le groupe Ripley entertainment, qui exploite des musées similaires dans 30 villes dans le monde attirant quelque 13 millions de visiteurs par an, espère faire de ce musée l'une des principales attractions de Londres, à l'image du célèbre musée de cire Madame Tussauds.
Dans les collections exposées à Londres, on peut voir un alligator albinos empaillé, une Mini Cooper incrustée de cristal, le pont de Tower Bridge reproduit avec des allumettes, une ceinture de chasteté ou un pull porté par Marilyn Monroe pendant une séance de photos, sur la plage de Malibu, en Californie.
Ces curiosités sont cependant déconseillées aux visiteurs qui ont le coeur sensible... et à ceux qui ont le porte-monnaie dégarni, le ticket d'entrée valant 18,95 livres (22 euros) pour les adultes et quatre livres de moins pour les enfants.
A une dizaine de mètres, la National Gallery offre elle ses collections de peintures de maîtres, gratuitement. Alala La National Gallery, tout un monde qui m'a inspirée quelques années plus tôt. La national Gallery est à visiter absolument! N'hésitez- pas à me dire ce que vous en pensez! Pour ceux qui sont allés voir ce fameux musée des bizzareries à Londres, donnez vos impressions! Merci!
Source: AFP, yahou actualités.
14:42 Ecrit par Nadja dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 20 août 2008
rétro billet perdu dans mon cahier
Si bien dans ce jardin
Le petit Sartre y a souffert
Isolé, rejeté par les autres
Mais je ne pense pas à l'enfance
Si bien dans ce jardin
Tant d'histoire et de romance
Je pense aux Alexandre
qui m'ont aimée, draguée, abordée
Je pense à Stéphane, à luc et à Cédric maintenant.
Mais j'ai longtemps pensé
à Thomas, à David, qui sont -ils
à présent, ces anciens galants?
Que sont-ils devenus ces amoureux transis?
Vivent-ils encore?
Je pense à l'homme qui était dans ce décor,
Et qui me manque,
Un peu, encore.
A la 4, 30 qui est passée à 5.
Je pense à la façon qu'il avait
de se montrer supérieur, à ses vices,
à ses vertus, mais surtout ses vertus.
Je pense à l'homme
Qui avait le fric pour,
Mais pas le coeur pur,
Qui m'a rendue belle, putain,
Qui m'a rendue folle, divine.
Il me manque ce gros con de riche.
Ce sont tous mes hommes,
Je les aime mes hommes,
Un peu à la façon de Barbara,
Un peu tard pour beaucoup,
Un peu tôt pour certains.
14:58 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ONIRICODRAMMATIQUE
CHOIX DE REVES
"Il existe dans les profondeurs de l'âme humaine quelque chose qui est irréductible, que la douleur peut étourdir, non point détruire. C'est grâce à cela qu'elle supporte une vie où le meilleur ne porte que feuillages au lieu de fruits, grâce à cela qu'elle veille avec confiance durant les nuits de cette sphère terrestre où des êtres aimés, quittant le coeur qui les aime, s'en vont vers une existence lointaine, ne laissant en celle-ci que l'écho du souvenir".
Jean Paul.
C'est sur la table d'un vieux pub irlandais, à la lecture d'un livre jauni, que l'envie de retranscrire ces quelques mots m'a prise comme une mer calme et ensommeillée.
14:45 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
pensée d'août
Princesse de Clèves ou Phèdre?
14:38 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le baiser du jeudi
Ils ont dansé ensemble sans même se rendre compte que les morceaux, à chaque fois, se terminaient. Ils repartaient de plus belle à chaque fois. A chaque fois, les mains liées, comme par un désespoir incertain et implicite, ils valsaient. Balles rebondissantes de la dernière heure. Lui, il l'a embrassée ce jeudi là, pour la première fois (dernière fois?). Son baiser était si doux. Il lui avait caressé la joue, dans le bar, et c'est comme s'ils étaient seuls, que personne ne regardait, INVISIBLES. Peut-être ne la reverra t-il jamais... Et alors? aucun regret pour lui, il tente, c'est tout. Il tente de la conquérir par un sourire jusqu'aux oreilles, mais elle est déja conquise depuis longtemps. Ca, il ne le sait pas. Il ne sait pas qu'elle le regardait dèja au poste de secours, une kro dégueu à la main. Des regrets? ILS n'en avaient aucun et lui, ne cessait de répéter qu'il n'en avait aucun. Elle, plongée dans un remord secret, une intuition que tout allait barder.
Rien d'eux, ils ne savaient. Rien en commun, ils n'avaient. Ils étaient persuadés que ce moment là, dans la tempète, éclairés par l'alogène du poste de secours, ce moment là, il était unique et qu'il fallait en profiter.
Ils auraient sans doute dû aller plus loin. Ca les aurait peut-être refroidi. Mais ce gôut d'inachevé n'a t-il pas un charme fou?
Ils sont restés habillés, accrochés à leurs vêtements qui les rassuraient. C'était comme une seconde peau qui cachait tout le reste, qui cachait leur émoi, qui cachait la faille, la blessure latente qui les guettait.
Ils sont restés habillés.
Ils auraient dû faire l'amour, car ils ne se reverraient peut-être jamais, mais non. Ils parlaient comme s'ils allaient se revoir le lendemain, que c'était évident, que ça allait durer. Mais elle, prendrait le train le lendemain matin, à la première heure. Et puis alors? Tant pis, c'est sûr qu'ils se reverraient. Les amourettes de vacances, c'est bien connu, ça dure tout ça...
Beau roman, belle histoire, comme il y en a dans toutes les chansons!
13:02 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note