lundi, 02 février 2009
Il neige aujourd'hui à Paris
Je regarde la bouteille de lait fuir et laisser ruisseler les gouttes sur le sol dallé de la cuisine. J'ai envie d'une crême aux oeufs, mais je dois me concentrer sur la tache d'albâtre qui s'étale et se nourrit d'elle-même.
Elle grossit et prend l'ampleur d'une plaine blanche. Une plaine d'hiver remplie de clichés littéraires d'une bonne demi douzaine de siècles. Je ne m'étendrai pas sur la vision de Perceval, sur la blancheur de Blanchefleur, sur les paysages immenses et infinis que parcourt le roi qui s'ennuie.
Concentration du lait.
Blanc. Comme un tableau blanc.
Blanc. Comme une tache rouge.
Un blanc qui rougit les joues et en fait de jolies pommes.
Blanc comme le sang qui souille la neige et qui dit à l'enfant que rien n'est aussi vrai que le beige.
La candeur des flocons est bien illusoire et je n'évoquerai pas la douceur du sucre glace qui orne la maison d'Hanzel et Gretel.
Mais le lait se répand. Colle. Pue. Salit tout. Il s'infiltre entre les dalles. Il me faut éponger pour que de traces, il ne reste plus.
13:05 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 janvier 2009
Proverbe de Paul Eluard

PROFITEZ DU BEAU TEMPS POUR DORMIR.
Proverbe est une revue dadaiste écrite par Paul Eluard en 1920-1921.
Proverbe : « Feuille mensuelle pour la justification des mots ».
Tout un programme pour Paul Éluard, qui souhaitait proposer une
publication axée sur la question du langage. Mystère des mots, mystère
de la grammaire, les phrases qui se retournent, les contraires qui se
contredisent si peu, syntaxe, lexique, leur poids, leur légèreté, leur sens,
leur non-sens et Proverbe naît sous le signe d’Apollinaire :
« Ô bouches l’homme est à la recherche d’un nouveau langage
Auquel le grammairien d’aucune langue n’aura rien à dire »
Avec ses cinq numéros publiés entre le 1er février et le 1er mai 1920 – et un sixième durant l’été 1921 –, Proverbe, fondée et dirigée par Paul Éluard, est l’une des plus rares, des plus raffinées et des plus intrigantes des revues surréalistes.
Mais surtout Proverbe a compté de prestigieux collaborateurs : les futurs surréalistes Louis Aragon, André Breton et son ami Théodore Fraenkel ; Philippe Soupault, Paul Éluard bien sûr, Benjamin Péret et Hans Arp ; Francis Picabia, Georges Ribemont-Dessaignes, Tristan Tzara naturellement ; et, enfin, le principal complice de Paul Éluard dans cette entreprise atypique : Jean Paulhan.
Les Éditions Dilecta proposent une réédition à l’identique, en fac-similé des 6 numéros dont un hors-série, complétée par une présentation de Dominique Rabourdin (ancien rédacteur en chef de Métropolis), qui a notamment bénéficié de la précieuse correspondance entre Paul Éluard et Jean Paulhan et de maquettes originales ayant appartenu à Tristan Tzara.
Tirage limité. Prix public: 25 euros.
http://www.editions-dilecta.com
17:33 Ecrit par Nadja dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paul eluard, livre, surréaliste, revue
mercredi, 10 septembre 2008
gouttes de carambar
MES MURS SUINTENT DES PERLES DE PUS
Cela ne fait pas de doute qu'ils pleurent. Ils pleurent mon absence. Il est vrai que je les délaisse un peu ces derniers temps. Cela fait comme des taches de carambar fondu, des mini gouttes de carambar.
Ma petite chambre de bonne a les airs d'un ancien amant lorsque je la quitte pour rejoindre Saint-Cloud. Je délaisse mon jardin, ma fontaine Médicis et ma rue Mouffetard. Je délaisse ces lieux que je révère et qui sont autant de parties de moi, des parcelles de mes intestins. Des lieux gréffés dans mon corps.
Aller voir ailleurs si j'y suis, car je me promène de moins en moins dans mon quartier. Plus bourgeoise que bohème ces temps derniers. Je suis comme un buvard. J'absorbe l'essence de mes amants. Je vis selon leur équilibre, leur rythme, leurs vagues. Je vis à leur gré, sans jamais vivre au mien, JE SUIS LA FEMME CAMELEON (rien que ça?). Quel est mon mode de vie à moi?
Paris m'insupporte, me donne la nausée. Paris et ses gens. Paris et ses portes qu'on ne retient pas dans le métro, qui claquent à la gueule des suivants. Paris et ses prix. Prix du café: 2, 50 euros. Prix de la barquette de fraises: 4,50 euros. Prix du ticket de métropolitain: 1,50 euros.
PARIS EST MORT. VIVE PARIS!
18:53 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 08 septembre 2008
14h59
14h59 et toujours pas de problématique.
14h59 tic tac bientôt 15h00. Jour de merde. Il a déja si mal commencé. Pas de problématique pour mon mémoire. ET tout cela pour mercredi 10heures. Mémoire, mémoire, mémoire....! Pourquoi pas sur le roman epistolaire "Les liaisons dangereuses" et ses différentes adaptations? Mais quelle problématique?
"Les amitiés maléfiques" (Emmanuel Bourdieu) comme réécriture des "liaisons dangereuses" (Choderlos de Laclos)?
Mes lecteurs chéris, aidez-moi s'il vous plait!!!!
15:04 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 01 septembre 2008
petite forme aujourd'hui
Ce n'est rien qu'une petite forme aujourd'hui. Petite forme de mon corps. Un peu vide dans mon ventre. Je ne ressens plus ton amour. A croire que ce n'était que du vent. Tu ne m'auras pas attendu longtemps bang bang. Si seulement j'étais Almodovar, si seulement la petite mort avait rejoint la grande, je te tiendrais à l'heure qu'il est Matador! BANG BANG.
Plus de papillon dans mon ventre et plus ta voix au bout du fil. C'était finalement bien peu de chose, que des mots. (cf commentaires de Baiser du jeudi). Cette sensation était bien réelle. La sensation de ne plus jamais toucher tes bras qui me serrent fort était réelle.
Et cédric qui file comme un dératé. POurquoi me fuit-on? POurquoi me suis-je éloignée de mes amis? Pourquoi encore et encore me fuit-on? Mes amis sont mes amants, donc pas vraiment mes amis, un peu trop mes amants. QUE DU VENT. BANG BANG. Où sont-ils à présent les amants de cet hiver? de cet été? L'automne à peine est-il né, qu'il a déja tout balayé. Je garde encore le meilleur, mais pour combien de temps? MOi qui étais sûre de quitter les autres, voila que c'est moi qu'on quitte. Le printemps adorable a décidemment perdu son odeur. Je me mets à la voile, et je pars. JE CHOISIS LE MEILLEUR. Parlons de couple, parlons d'engagement. A force de tout repousser, je repousse aussi ceux que j'aime, parce que je ne veux pas qu'ils s'attachent à moi. POURQUOI AVOIR PEUR DU BONHEUR?
Bon petit cliché qui rend ma prose niaise. Je vous prie de bien vouloir m'excuser.
10:35 Ecrit par Nadja dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note