samedi, 09 mai 2009
Un dimanche au Touquet
Nous avons pris la rue Saint Jean. La rue principale du Touquet Paris Plage. Il y avait beaucoup de monde dans cette rue ce dimanche là. C'était juste après le marché, le stand de bric et de brac. Dans la rue Saint Jean, étroite, cernée d'immeubles anglosaxons, tout le monde s'arrête pour prendre une crèpe ou une gauffre. Les "Tiens, tu ne t'arrêterais pas ici pour prendre un petit truc à grignoter" fusent. Le vent était glacé ce jour là.
Quelle importance! Nos glaces à la main, nous sommes descendus sur la plage tous ensemble. Cela faisait si longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés ainsi. Les immeubles blocos jonglaient avec d'adorables maisons, nous faisaient front sur l'esplanade.

Je suis passée devant le bar Heineken qui longe la plage, sans y prêter la moindre attention. Ce n'est que plus tard que j'y ai repensé, comme on pense à un dock désafecté. De quoi pouvait-il bien vivre ce bar? Il n'y avait pas un chat à l'intérieur.
Un dimanche au Touquet me ramène dans les années quatre-vingt-dix. Cette ville est comme figée, aussi rétro que la fête foraine. Cette ville est une fête foraine dont les couleurs passées nous agressent et nous enchantent.
Mais ce ne sont pas mes souvenirs.
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo nadjabreton.
12:11 Ecrit par Nadja dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 mars 2009
The Museum of Bad Art
C'est en fouillant dans les décombres du net que je suis tombée ce matin sur le site du Musée du Mauvais Art, je n'ai pas pu m'empécher de vous faire part de ma découverte.
Fondé en 1993, le Museum Of Bad Art (MOBA) est une institution privée consacrée à la célébration du "mauvais art" dans toutes ses formes. Son fil rouge: Art Too Bad To Be Ignored.
Parmi les acquisitions du musée, il y en a trois que j'ai choisi de vous montrer:
Mama and Babe
Peinture acrylique faite par Sarah Irani, 1995
24x30, donnée par l'artiste.
La couleur de la chair rappelle très largement les couleurs d'un bistrot. L'artiste flirte avec la caricature, la mère ressemble à une femme politique . Pourtant, les constantes du portrait sont bel et bien respectées au niveau de la composition de l'image, pour obtenir un résultat harmonieux dans la position des personnages et cependant très génant et dérangeant par la déformation des traits.

Peinture acrylique faite par un artiste anonyme.
48x21.5, acquise par Scott Wilson.
Les couleurs donnent une dimension agressive, qui rend l'oeuvre quasiment obsène, alors que le sujet en lui-même est reposant et plein d'innocence.
Nouvelle acquisition:
Till I Was Blue in the Face!
Peinture acrylique faite par un artiste anonyme.
11 x 14
And you thought you were having a bad day!
11:58 Ecrit par Nadja dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musée, peinture, art
mercredi, 27 août 2008
Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus
Le plus dur à cette période de l'année est de garer sa voiture. O joie! La rentrée! Goutons au plaisir de celle-ci, boulevard de Bonne Nouvelle dans le Xème arrondissement de Paris!
Mais une fois qu'on a trouvé une place, les billets dans la poche, on s'insère dans le troupeau de nos futurs voisins de chaise au 38 sur le boulevard. on sait déja que les deux heures qui vont suivre seront les meilleures de la semaine (au moins!).
C'est mon petit ami qui a eu l'initiative de prendre les billets. Moi, j'ai lu la moitié du livre de John Gray, comme à peu près une femme sur trois sur cette terre. Et comme une femme sur quatre, je le laisse prendre la poussière sur ma table de chevet!
Dans la salle: 70% de femmes. J'étais bien jeune par rapport à la moyenne d'âge, mais je me sentais malgré tout très concernée par le sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette pièce, bien qu'elle fasse très largement parler d'elle, il s'agit d'une pièce sur les couples, sur les différences entre les hommes et les femmes.
Je me sens fière. J'ai la chance d'avoir un copain comme le mien. C'est pas anodin, quand même, une pièce de théâtre sur les couples. "Couple", quel mot ignoble, qui traduit toute la monotonie de l'engagement! Je ne suis pas hostile à tout cela, bien au contraire, mais je me sens très éloignée de ce monde là, le monde des bagues aux doigts! (Je me ronge les ongles de toute façon).
Trève de digression! Après tout, il ne s'agit pas d'une pensée, mais d'une critique de pièce de théatre (one man show), il me faut donc plus de rigueur!
Seul sur scène, Paul Dewandre anime un cours de 1h40 sur les rapports entre les hommes et les femmes. Je me suis reconnue, il s'est reconnu, ainsi que les centaines de spectateurs. Qui rit, consent. Tout le monde a donc consenti. J'en ai même eu mal au ventre d'avoir consenti. C'est bien, ça fait travailler les abdominos. ON peut donc dire que la pièce fait faire du sport. D'autant plus, qu'elle a l'ultime objectif de réconcilier les vénusiennes et les martiens. Si vous venez en "couple", il se pourrait bien que la soirée finisse sportivement, dans la joie et la bonne humeur!
Paul Dewandre fait participer toute la salle par des jeux de questions-réponses. "Qui a lu le livre de John Gray? (toutes les femmes lèvent alors la main)... ce fameux livre qui prend la poussière sur la table de chevet de madame, car monsieur ne cesse de retarder le moment de le lire" (rires)
"Messieurs, ne vous inquiétez pas, nous parlerons de ce qui vous intéresse... (quoi donc?), mais à la fin du spectacle, pour être sûr que vous restiez jusqu'à la fin!"
Bref, un bon moment à passer, qui vaut bien la peine de payer trente euros! Mais dépéchez-vous, il ne vous reste que quelques jours... dernière représentation: le 30 août!
A bon entendeur, Salut!
Article de France-Info:
"En une année, Paul Dewandre est devenu incontournable pour les couples à problèmes. Cet ancien entrepreneur belge a eu la bonne idée d’adapter pour la scène le best-sellers de John Gray, " les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus". Un vrai faux one man show qui tente d’explorer un domaine aussi mystérieux que les statues de l’île de Pâques, la vie à deux. Un triomphe qui se prolongera cet automne avec une tournée dans toute la France de 150 dates".
Propos de Jean-Mathieu Pernin, journaliste à France-Bleu.
19:05 Ecrit par Nadja dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, homme, femme, rire